L’art barbare est l’expression qui concorde avec subtilité à ce que mon travail en sculpture peut évoquer. C’est un assemblage de matériaux dont la nature principale est l’usure par le temps. Ferraille et bois de grève, entre autres et qui prennent la forme de quelque chose de primitif, barbare…
J’utilise le terme barbare pour évoquer aussi la dichotomie entre une époque bestiale qui s’avère aller de plus en plus vers une régression de l’individu, l'instinct brut, le conflit, l'absence de raison et une civilisation technologique, à bout de souffle et déconnectée de sa nature profonde. Mais peut-être que le propre de l'humanité est justement cette tension constante entre nos parts d'ombre et de lumière.
Ainsi, je suis intimement convaincue que l'art peut abolir ces contradictions entre culture/nature, humain/animal, instinct et intellect. Car transcender la réalité est le propre de l’art, il rend visible l’invisible. Cette expression que j’ai choisie, L’art barbare, est une voie sinueuse pour prolonger une réflexion amorcée depuis très longtemps, sur le temps et le concept du sacré. Ce sens du sacré, lien direct avec la matière, avec le vivant, avec notre propre animalité, est en concordance avec la notion du temps circulaire des primitifs.
En perte de repères, dans cette époque opaque où le sens de la vie est constamment remis en question en fonction des évènements, je sculpte pour retrouver cette essence magique qui me relie à des temps immémoriaux. Comme un désir de retourner au primitif, à l’essentiel et ce qui est vital comme la beauté sauvage !
Carole Thériault
sculptures techniques mixtes
L'ART BARBARE ou l'âge de la ferraille
Carole Thériault, sculpteure
265, rue Saint-Joseph, Lévis (Vieux-Lauzon) G6V 1E7
theriaultcarole4@gmail.com
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